La reconversion professionnelle en Suisse, c’est une thématique beaucoup plus courante qu’on ne le pense. Et évidemment, une reconversion se prépare : il faut prendre conscience de ses compétences, puis comprendre le marché suisse.
En tant que coachs, nous avons l’occasion d’entendre ces discours. Mais autour de nous, on serait étonné de voir à quel point les gens y pensent sans le formuler. Beaucoup de personnes pensent à quelque chose qu’elles n’ont pas fait. Certaines voulaient cuisiner et se sont retrouvées dans le trading, c’est un exemple concret. Ou l’inverse, peut-être. On peut aussi simplement avoir le sentiment d’avoir fait le tour de son métier.
Il y a aussi des contextes comme le licenciement, la fatigue, le burn-out. Après un burn-out, on se dit : « Plus jamais je ne peux faire ça, je vais reprendre quelque chose qui me correspond beaucoup plus, qui me permet de ménager mon énergie. » Et puis il y a la perte de motivation, l’envie de faire autre chose, et ça peut arriver à 20, 30, 40, 50 ou 60 ans.
Pour prendre conscience de ses compétences, ça passe souvent par un déblayage : on enlève le jargon. Si on veut quitter la banque, on va retirer le jargon bancaire, et on voit qu’à la source, on a des compétences plutôt simples et transférables. Ensuite, il faut comprendre le marché dans lequel on est, le marché suisse. Ça, c’est vraiment le plus important.
En résumé
Dans cet article, nous développons :
– Pourquoi il faut d’abord vérifier son timing et ses motivations : parfois, un petit changement suffit.
– Comment le bilan de compétences permet de tout remettre à plat et de faire émerger ses compétences transférables.
– Comment se positionner sur le marché suisse : CV, LinkedIn, réseau et langues.
– Les aides cantonales et les points à anticiper pour financer sa transition.
– Comment dépasser le syndrome de l’imposteur et rester motivé face aux refus.
Comprendre les leviers d’une bonne reconversion professionnelle en Suisse
Les grandes tendances du marché du travail en Suisse romande
Pour ce qui est des grandes tendances du marché en Suisse romande, ce qu’on entend le plus souvent en ce moment, c’est :
- l’IA et la transformation numérique, une thématique très courante qui impacte concrètement les postes ;
- les évolutions démographiques ;
- les évolutions environnementales.
On peut avoir accès à des informations intéressantes à travers l’Office fédéral de la statistique et le SECO. Nous avons aussi consacré un article aux métiers qui recrutent en reconversion professionnelle.
Valider son timing et ses motivations avant de se lancer
Par rapport au timing, il vaut mieux faire un check de son timing et de ses motivations avant de se lancer dans une reconversion professionnelle.
Parfois, c’est juste une insatisfaction professionnelle, et en discuter à l’interne peut déjà provoquer des changements. Des changements à titre personnel peuvent aussi apporter une plus grande satisfaction, au travail comme en dehors. L’idée, c’est de voir si on a vraiment envie de changer de métier, ou si c’est une autre insatisfaction qu’on peut traiter autrement ou aborder différemment.
Il y a aussi l’influence du contexte de travail, de la fatigue : c’est très contextuel. Il vaut donc mieux prendre du recul avant de décider tout ça, et échanger avec quelqu’un avant, ça peut aider.
En tant que coach, on voit que parfois, on confirme vraiment le changement. Et parfois, on voit bien que la personne sait faire autre chose, et qu’elle n’avait pas réalisé qu’elle le pouvait.
« Souvent, la personne va se dire : je dois changer de vie. Et puis non, en fait, on a besoin de changer quelque chose de tout simple. »
Parfois, ça passe par une petite discussion avec la direction, avec un collègue ou en famille, peu importe. Ce n’est pas forcément un changement de vie, un revirement total.
Le coaching de transition de carrière : l’approche humaine d’AAA+
Un accompagnement stratégique et de proximité, à Carouge et en visio
Lorsqu’on envisage une reconversion, on se pose plein de questions :
- Quel métier est-ce que je choisis ?
- Comment valoriser mon expérience ?
- Est-ce qu’il faut que je reprenne une formation ?
Il faut aussi reprendre confiance dans ses capacités.
Chez AAA+, nous accompagnons les personnes qui souhaitent donner une nouvelle orientation à leur carrière, avec notre équipe de coachs certifiés. Notre accompagnement commence par un échange pour comprendre le parcours, la situation et les attentes de la personne. On définit ensuite les objectifs du coaching et le rythme des séances en fonction de ses besoins.
Les séances peuvent se dérouler dans nos locaux à Carouge, près de Genève, ou en visioconférence, suivant le lieu de résidence et les disponibilités de chacun. Vous trouverez le détail de nos formules sur notre page transition de carrière.
La méthode AAA+ : 90 % de retour à l’emploi pour nos clients
Notre méthode chez AAA+ repose sur un accompagnement personnalisé, qui tient vraiment compte du parcours, des compétences et des objectifs professionnels. Au fil des séances, on va vous aider à :
- identifier vos atouts ;
- explorer les possibilités qui s’offrent à vous ;
- définir un projet professionnel réaliste.
L’accompagnement permet ensuite de travailler votre positionnement, votre façon d’aborder le marché, et de vous préparer aux démarches nécessaires à votre transition.
Il faut aussi noter que chez AAA+, nous affichons un taux de 90 % de retour à l’emploi pour les clients accompagnés. Ce taux porte sur le retour à l’emploi en général, et ne concerne pas uniquement les reconversions vers un nouveau métier.
Quelles sont les étapes pour structurer son projet de reconversion ?
Réaliser un bilan de compétences et de potentiel avec un coach
L’étape clé, vraiment la base, c’est la réalisation de son bilan de compétences et de potentiel avec son coach.
Le bilan de compétences, ça permet de tout remettre à plat. On reprend du recul sur son expérience, on dézoome, on se dit : « Tiens, qu’est-ce que j’ai fait jusqu’ici ? Waouh, je ne savais pas que j’avais fait tout ça. » Les gens sont très étonnés de tout ce qu’ils ont fait.
On identifie :
- nos compétences, les compétences métiers et nos compétences plus globalement ;
- nos qualités personnelles, qui on est pendant qu’on fait le travail ;
- nos motivations et nos valeurs, qui changent aussi : entre la vingtaine et la cinquantaine, il y a des choses qui changent.
Et puis il y a d’autres choses qui restent étonnamment pareilles depuis qu’on est petit. On déblaie nos compétences et on se rend compte qu’en tant que banquier, on faisait déjà la même chose enfant. En tant que prof d’école, on se dit : « En fait, j’adorais déjà transmettre à l’époque. » Ou en tant que psy, on adorait déjà écouter. On est étonnamment les mêmes à travers plein d’expériences.
Le but, c’est de faire émerger les compétences transférables. Souvent, quand on demande aux gens ce qu’ils font, ils ne savent pas forcément l’expliquer très clairement. En les mettant par écrit, ils se rendent bien compte : « Tiens, en fait, je fais ça. »
« C’est simple, mais c’est beaucoup plus impactant quand c’est simple et que c’est enlevé de son contexte. »
Le contexte, c’est typiquement tout le jargon autour de l’assurance ou de la banque.
Pendant le bilan de compétences, on peut aussi parler des difficultés, des réussites, et de ce qu’on ne veut plus. Ça fait du bien. C’est quelque chose de thérapeutique, entre guillemets : bien entendu, ce n’est pas de la thérapie, mais ça fait du bien de pouvoir dire ce qu’on ne veut plus. On fait vraiment une mise au point, et c’est agréable de l’avoir par écrit, de la formaliser.
Définir son positionnement et sa marque personnelle en Suisse
Après le bilan, qu’est-ce qu’on fait ? On se positionne et on met en valeur notre parcours.
Une fois qu’on a tout ça, il faut chercher à faire le lien avec l’extérieur, avec les personnes intéressées. On va adapter notre CV, certainement aussi notre profil LinkedIn : il faut que tout soit cohérent, y compris notre présentation personnelle. On va aussi s’entraîner à valoriser l’expérience passée.
On prend aussi conscience du rôle du réseau et des langues en Suisse. Ça, c’est très important aussi.
Voici un tableau récapitulatif des étapes d’une reconversion professionnelle.
| Étape | Ce qu’on fait |
| Vérifier son timing et ses motivations | Prendre du recul, en parler avec quelqu’un, voir si un changement plus simple suffit |
| Faire son bilan de compétences | Tout remettre à plat, enlever le jargon, faire émerger ses compétences transférables |
| Se positionner | Adapter son CV, son profil LinkedIn et sa présentation pour que tout soit cohérent |
| Financer sa transition | Vérifier les aides cantonales, prévoir un budget, tester le métier |
| Activer son réseau | Être spécifique sur ce qu’on cherche pour que les autres puissent transmettre l’info |
Comment financer et sécuriser sa reconversion en Suisse romande ?
Les aides cantonales et solutions de financement de la formation
On peut se demander comment financer tout ça. Il faut savoir qu’on a des aides au niveau cantonal, qui dépendent bien entendu de notre situation :
- les chèques annuels de formation : il faut voir les critères, si on y répond ou pas ;
- des programmes de coaching et de transition de carrière, si on est dans une démarche où l’ORP nous soutient au chômage ;
- les bourses cantonales ;
- la participation de l’employeur, si on est en emploi : l’employeur peut nous financer une formation.
Il y a donc plein de possibilités. Il faut juste bien vérifier les conditions avant de s’inscrire, et voir si on coche les cases.
Gérer la transition financière : concilier emploi et projet d’avenir
Il faut bien sûr faire attention au contexte dans lequel on est. Une reconversion a parfois un certain coût, et il peut y avoir des baisses de revenus. Certaines personnes envisagent de passer à un pourcentage réduit, pour pouvoir se focaliser sur autre chose et dégager du temps.
Il faut parfois prévoir un petit budget. Enfin, petit budget : en Suisse, ce sont souvent de gros budgets. Mais c’est souvent de l’argent bien investi si on vise juste.
On a aussi parfois l’opportunité de tester le métier en faisant un stage ou une mission.
Et avant de démissionner, il faut bien vérifier son droit au chômage. L’idée, c’est d’anticiper, de planifier un tout petit peu, de mettre ça à plat plutôt que d’être dans l’impulsivité : « Tiens, je quitte, puis on verra bien. »
Certaines personnes sont tentées de se mettre en danger : « Je vais passer d’employé à entrepreneur d’un coup. » Et puis elles se rendent vite compte que ce n’était pas du tout ça qu’elles voulaient. C’est parfois beaucoup plus simple qu’on ne le pense. Donc vraiment, mettre ça à plat et prévoir.
Surmonter les barrières psychologiques liées au changement de métier
Vaincre le syndrome de l’imposteur et la peur de l’échec
Un grand classique, dans la reconversion professionnelle comme dans notre vie de tous les jours, c’est de surmonter le syndrome de l’imposteur, la peur de se planter, la peur de l’échec.
Il y a aussi le fait de redevenir, entre guillemets, débutant dans quelque chose. Ça peut être à la fois très ressourçant et déstabilisant. Et puis il y a la peur de regretter son choix.
Bien sûr, ces choses-là peuvent émerger : ça fait partie du processus. Ça fait du bien de pouvoir échanger là-dessus, de dédramatiser ou de se calibrer, pour s’y préparer.
On voit aussi, et c’est classique, que les gens ont tendance à se rendre tout petits : ils ne se reconnaissent pas. L’idée, c’est d’être factuel. Pas besoin de bomber le torse et de faire le « je suis meilleur que tout le monde », ni de surcompenser, ni de dire « non, non, je ne vaux rien ». Simplement être factuel. Et en ça, le bilan de compétences est très utile : il permet de sortir un peu de son ego et de simplement reconnaître sa valeur. Du moment où on est factuel, il n’y a aucune gêne à dire les choses.
Les gens disent souvent : « Je n’aime pas me vendre. »
« Il ne faut pas se vendre alors, pas de souci. On transmet simplement ce qu’on sait faire à l’autre : c’est une forme de générosité. »
Souvent, on perçoit ça négativement, parce qu’on est conditionné de cette manière-là. C’est clair que le coaching aide à avoir confiance en soi, parce qu’on est préparé et qu’on a tout mis à plat.
Développer sa résilience et activer son réseau professionnel
Comment rester motivé, comment rester sur les rails ? On va certainement être exposé à des refus, et c’est toujours bien de pouvoir débriefer après un refus. On se rend souvent compte que ça n’a rien de personnel : souvent, le poste a été repourvu à l’interne. Ou, dans une reconversion, ce n’était peut-être pas ce qu’on voulait faire réellement.
Un refus n’est pas toujours négatif. Au contraire, il y a des messages très importants là-dedans, qui nous permettent de nous recalibrer.
Il faut aussi avoir des objectifs accessibles. L’idée derrière un coaching, c’est qu’on ne va pas sauter de A à Z, on ne va pas faire de grands sauts. On découpe en étapes réalistes et réalisables, des objectifs SMART, et ça rend la démarche beaucoup plus accessible. Plutôt que de se dire « je me lance directement dans le grand saut », on se demande : « Cette semaine, qu’est-ce que je vais faire ? » Quelque chose de réaliste, qui ne me met pas dans un inconfort total, qui ne m’aliène pas de ma vie, qui me permet de rester bien dans mes pompes. Et de le faire avec plaisir aussi. On peut aussi mesurer ses progrès.
Et puis il y a l’importance du réseau professionnel : mobiliser ses anciens collègues, les associations. On serait étonné de voir à quel point c’est, de loin, la méthode la plus efficace. À condition d’être clair.
C’est un peu comme quand on recherche un appartement. Si on dit juste « je recherche un appartement », la personne veut bien transmettre l’info, mais à qui, et quoi, en fait ? Si je dis que je cherche un 4 pièces avec une terrasse orientée sud-ouest, là, on est spécifique. On peut transmettre cette info, et on sait à qui la transmettre, parce qu’on sait qui a potentiellement un 4 pièces. Ça, c’est super important, et ça fait partie du réseautage.
Une fois qu’on a mis les choses à plat, clarifié notre offre et qu’on est au clair avec notre valeur, on la transmet, on va chercher les gens.
Et on peut faire ça de manière humaine. C’est vraiment ce qu’on fait chez AAA+ : on tient compte de la personne dans son ensemble, de ce qu’elle vit, et on ne va pas la pousser à sortir trop de ça. Ça reste une démarche très humaine, très centrée sur la personne, qui ne va pas se perdre là-dedans.
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Foire aux questions
Quelles sont les formations professionnelles les plus porteuses en Suisse ?
Ce qu'on voit le plus en ce moment, c'est la santé et les soins, l'informatique et le numérique, les métiers techniques et ceux liés à la transition énergétique. Mais ça varie d'un canton à l'autre. Avant de choisir, il vaut mieux regarder les chiffres de l'Office fédéral de la statistique et du SECO, et les offres d'emploi dans sa région.
Est-il possible de se reconvertir tout en restant salarié ?
Oui, et c'est souvent la solution la plus sage. Beaucoup de personnes passent à un pourcentage réduit, suivent des cours du soir ou une formation en cours d'emploi. On garde un revenu, on teste le nouveau métier, et on évite de démissionner sur un coup de tête.
Combien de temps dure une reconversion professionnelle ?
Ça dépend du projet. Si on change surtout de poste ou de secteur en gardant ses compétences, ça peut se faire en quelques mois. Si le nouveau métier demande un diplôme, il faut compter un à deux ans, parfois plus. Le bilan de compétences permet de poser un calendrier réaliste.
Si vous envisagez une reconversion professionnelle et souhaitez en parler, n’hésitez pas à contacter Philip Chowney pour un premier échange.
Pour plus d’information, veuillez contacter aussi : Fabienne Revillard
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Auteur : AAA+ The Better World Team, l’équipe de coachs du cabinet AAA+ Coaching & Formation, à Carouge. Cet article a été réalisé avec Philip Chowney, coach en gestion de carrière et en outplacement depuis 2013, diplômé de l’Institut de Coaching (IDC). Il accompagne ses clients en français et en anglais.
Ses domaines d’intervention : transition et développement de carrière, préparation à l’entretien d’embauche, exploration du marché caché et réseau, outplacement.
Publié en octobre 2026
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